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L’annonce de la fin des activités de Foodora s’est traduite par une baisse des commandes et une mobilisation moindre des coursiers. Conséquence, l’entreprise allemande installée en France depuis trois ans décide d’arrêter ses activités plus tôt que prévu. Elle fermera en ce jeudi 13 septembre dans plusieurs villes de province. Paris verra de son côté la célèbre tenue rose ce dimanche 16 septembre jusqu’à 23h30 pour la dernière fois.

Nous se serons pas en mesure d’assurer le service de livraison à partir de demain Jeudi 13 septembre à 17h30 (extrait de l’un des mails de Foodora à ses coursiers partenaires pour leur annoncer leur fermeture prématurée)

Pour les livreurs, cette fermeture se traduit par la nécessité de retrouver une activité auprès d’autres plateformes de la foodtech (Deliveroo, UberEats, Frichti, Stuart, Nestor, You2You, etc.) mais aussi pour certains l’occasion de se souvenirs de leurs premiers tours de roue pour Foodora. Nous avons rencontré Thomas qui revient sur sa collaboration avec cette entreprise.

Thomas, depuis quand travaillais-tu pour Foodora ?

J’ai commencé en décembre 2016, étudiant en école de commerce je cherchais  à arrondir mes fins de mois. Fan de vélo, j’ai vu une annonce en ligne pour l’activité de coursier chez Foodora. Je me suis inscrit et dès le lendemain j’étais contacté pour un shift d’essai: trois heures à suivre un « capitaine » dans les rues de Paris ! C’était en plein hiver et il fallait être motivé mais je me suis accroché. Le lendemain je commençais mon premier shift.

Qu’est-ce qui t’avait attiré vers cette plateforme plutôt qu’une autre ?

Un peu le hasard mais le système de rémunération me plaisait bien: une partie fixe et une autre à la course. Rapidement, j’ai obtenu les gains que j’espérais de cette activité. C’était tout bénéfice: je faisais du sport et j’étais payé pour ça ! (rire) En tout cas à l’époque, je trouvais que c’était un job idéal pour un étudiant étranger comme moi, même si depuis les choses ont bien changées et sont devenues plus compliquées…

Est-ce qu’il y avait un « état d’esprit Foodora » ?

Je ne sais pas si on peut parler d’état d’esprit. En tout cas je crois qu’il y avait une forme de solidarité entre les coursiers Foodora quand l’un d’entre eux avait un problème. Quand on est dans la rue on partage parfois les mêmes galères et on est bien contents de pouvoir être aidés.

Thomas, ancien coursier, ne sillonnera plus les rues de la capitale dans la célèbre tenue rose

Tu as été surpris par l’annonce de la fermeture des activités de Foodora en France ?

En tant qu’étudiant en commerce, j’ai suivi tout ça de très près mais je pense qu’il y avait des signes négatifs qui annonçaient ce qui allait se passer: des commandes en souffrance dans les restaurants, des clients mécontents. Quant tu reçois une commande avec déjà 30 minutes de retard et que tu ne l’as pas encore prise en charge, c’est qu’il y a un problème et c’était de plus en plus fréquent ! Du coup, pas étonnant que les gens soient partis chercher une qualité de service ailleurs…

Si Foodora ferme plus tôt qu’annoncé au préalable, les autres entreprises de livraison continuent leur course endiablée à l’expansion. Vers qui allez-vous vous tourner ? Quel est votre ressenti sur cet arrêt d’activité assez soudain ? Parlez-en nous via le groupe Facebook, le fil de discussion, ou en commentaires sur cette page.

Foodora ferme ses portes 15 jours plus tôt que prévu !
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