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Rencontre avec Zacharie, coursier à La Rochelle

Voilà seulement deux mois que Zacharie sillonne les rues de La Rochelle pour UberEats et Deliveroo. Alors qu’il cherche un petit boulot parallèlement à ses études supérieures après l’été, un proche – coursier à Paris – lui parle de cette activité. « c’est un travail idéal pour quelqu’un qui cherche un complément de revenu mais difficile pour ceux qui le font à temps plein. Je suis dans le premier cas et je trouve ça génial d’être payé pour faire du sport ! » dit-il en souriant.

Zacharie, coursier à La Rochelle (Charente-Maritime)

Coursier : l’art de la patience. Ou pas.

« Le bon aspect des choses, c’est la flexibilité. Être son propre patron, décider de ses horaires c’est vraiment idéal. Hélas, lorsque l’activité est faible, notamment à certaines heures, il faut parfois attendre longtemps entre deux commandes. Et comme le temps c’est de l’argent, c’est une baisse de revenu… » poursuit Zacharie. « Je commence généralement mes shifts du côté du McDO des Minimes, un endroit de forte activité. Mais au cours de la soirée je livre un peu partout dans La Rochelle pour des courses qui n’excèdent pas 4 kilomètres. Un soir j’en ai eu une de 8 kilomètres mais j’ai bien été payé pour celle-là ! »

Professionnel avant tout

Même si c’est une activité complémentaire à ses études, Zach (eh oui, tout le monde l’appelle « Zach » évidemment…) tient à la bonne image de marque du métier de coursier à vélo « Les gens pensent que nous sommes inconscients, que nous prenons des risques, que nous sommes incompétents parce que le métier n’exige pas beaucoup de qualifications. Moi au contraire, je veux faire cela de manière exemplaire et que le regard sur les coursiers change un peu car c’est vraiment un beau métier ! »

 

CARTE D’IDENTITÉ 

Prénom : Zacharie (Zach…)
Situation : Jeune marié, études supérieures à l’Université de La Rochelle
Signe particulier : Français né à La Rochelle de parents américains, il a la double nationalité
Détail amusant : ses applications de livraison sont en anglais
Sa bio twitter : « In france I’m the American, en amérique je suis le français, so I suppose I’m stuck somewhere in the Atlantic ocean! »

 

A La Rochelle, les coursiers ne livrent pas uniquement sous les couleurs des plateformes les plus connues:  une entreprise locale, Wahaliv’, espère bien tirer son épingle du jeu

Wahaliv’ : David contre Goliath…

Depuis Octobre 2016, l’entreprise rochelaise Wahaliv’ défie les mastodontes de la foodtech en proposant un service de livraisons très diversifiées allant des repas à domicile aux plis et paquets, en passant par le portage de médicaments ou de courses en drive par exemple. Avec près de 3500 livraisons effectuées à fin juillet et déjà 38 partenaires réguliers, Wahaliv’ est sur le chemin du succès avec à sa tête Julien Breux, le bouillonnant créateur de l’entreprise.

Les débuts

Diplôme de management et économie du sport en poche, Julien débarque à La Rochelle en 2016. Il s’occupe brièvement du rayon cycle de Décathlon.

Julien Breux au « guidon » de Wahaliv’

Il enchaîne sur une expérience de marketing digital et c’est d’une simple discussion d’un soir avec un coursier à vélo que naît l’idée de lancer Wahaliv’. La phase de conception, de réalisation et de lancement ne prendra que trois mois ! A l’époque, il assure lui-même les livraisons des premières semaines. Aujourd’hui encore, c’est toujours à vélo qu’il va à la rencontre de ses partenaires et clients “Je suis coursier avant tout” tient-il à souligner.

Pas de fatalité

“La Rochelle est un gros marché et il y a de la place pour tout le monde” poursuit Julien qui se défend de toute velléité à l’égard des grosses plateformes telles que Deliveroo et UberEats. “Je me bats avant tout contre moi-même pour trouver les idées et l’énergie de développer mon entreprise en avançant avec détermination; on est loin des mastodontes dont la viabilité est essentiellement assurée par les levées régulières de fonds….”

L’avenir de Wahaliv’

Preuve d’une maturité grandissante, Wahaliv’ vient de signer un partenariat avec JustEat (anciennement Allo Resto). La jeune entreprise cherche aussi à s’étendre au-delà de La Rochelle. L’indépendance chevillée au corps, Julien Breux trace son chemin avec réalisme “La curiosité éveille notre conscience” conclue-t-il un brin lyrique…

Coursier à La Rochelle : ruée vers l’ouest
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Catégories : Interview